Restaurants : les pistes pour améliorer sa rentabilité sur Deliveroo, UberEATS et consorts !

Vous avez un restaurant et vous vous demandez comment générer des marges avec la livraison via les apporteurs d’affaires chargés de livrer vos commandes ? Voici en vidéo quelques pistes que j’ai eu l’occasion d’évoquer pour le site Coach Mon Resto !

Souvenez-vous, j’avais listé il y a un an les différentes options de livraison qui s’offrent aux restaurateurs depuis le boom de la foodtech et de la delivery en France.

Outre les problématiques liées à la rentabilité, j’avais distingué deux types d’apporteur d’affaires :

  • les places de marché type Just Eat, dont le job consiste à vous apporter des clients, mais qui vous laissaient le soin de livrer les commandes via votre propre flotte de livreurs, quoique désormais Just Eat propose l’option Stuart aux restos qui n’ont pas de livreurs ;
  • les places de marché type UberEATS et Deliveroo, qui non seulement apportent les clients mais s’occupe également de la livraison, quoique ces acteurs commencent tout doucement à tester la sous-traitance de la partie livraison aux restos qui en sont capables et qui sont dotés de flottes.

Coach Mon Resto m’a interrogé sur la façon dont on pourrait limiter les pertes, voire générer des gains, avec les solutions où la commission est fixe. C’est une question que pléthore de restaurateurs indépendants doivent se poser, étant donné qu’ils n’ont pas l’infrastructure pour réaliser des économies d’échelle en livrant avec leurs propres flottes de livreurs. N’est pas Domino’s Pizza qui veut !

J’ai donc évoqué quelques pistes qui me paraissent pertinentes, néanmoins, si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à rebondir dans les commentaires ou en me pokant sur les réseaux sociaux ! Voici le résumé de ce qu’il faut retenir en vidéo :

Et voici l’intégralité de l’interview :

Enfin, voici un best-of écrit des pistes évoquées :

Construire ses menus en prenant en compte les « coûts méconnus »

Il s’agit, entres autres, de la TVA collectée sur le prix de vente fixé sur l’application de livraison, et non pas la TVA collectée sur ce que l’intermédiaire de livraison vous reverse. Ce point avait déjà été abordé ici.

 

Pratiquer l’up-selling

L’up-selling consiste à proposer des produits complémentaires aux produits sélectionnés par votre client sur UberEATS ou Deliveroo.

C’est donc un bon moyen d’augmenter son panier moyen.

Si toutefois cela profite grandement aux intermédiaires, qui amortissent ainsi leur coût de livraison, c’est aussi un moyen pour vous d’ajouter des produits à faible coûts marchandises ou main d’oeuvre (boisson, sauce, suppléments…) afin de « rattraper » la perte sur le plat principal.

 

Retirer les produits au coût de marchandises ou de main d’oeuvre élevé

Si un produit vous demande beaucoup de process en termes de production ou d’assemblages, et/ou est relativement coûteux en termes de marchandises, il vaut mieux le mettre de côté pour la livraison, afin de ne pas retarder votre service et engendrer des pertes. Si ce produit est indispensable à votre carte, mettez-le alors au vrai prix, et vendez-le en tant que tel via un marketing bien acéré !

 

Évitez le recrutement uniquement dédié à la livraison

A moins d’avoir un tel volume que vous avez pu économiser sur la partie fournisseurs, et sur vos process d’assemblage et de cuisine, il vaut mieux éviter d’embaucher uniquement parce que vous ne parvenez plus à suivre la cadence des commandes.

https://www.instagram.com/p/B2kAEtSIXY6/

Soyez d’abord sûrs que la partie livraison est rentable afin d’embaucher, et après avoir embauché. Dans le cas contraire, il vaut mieux tourner son menu de façon à avoir des prix plus élevés, ce qui entraînera une diminution de l’activité, mais pour un meilleur profit, sans ajout de main d’oeuvre.

Trouver un moyen de ne pas faire d’ajout de main d’oeuvre lié uniquement à l’envoi de commandes, sauf à trouver un moyen de faire diminuer un autre poste.

 

Pratiquer une carte sur-mesure pour la livraison

Afin de justifier certains prix, il vaut mieux créer des formules spécialement pour la livraison, plutôt que de reprendre son menu à l’unité. C’est ainsi l’occasion de « gamifier » sa carte.

 

Renégocier avec ses fournisseurs

Avoir du volume en livraison, c’est justement l’occasion de renégocier avec son fournisseur de packaging et de matières premières. N’hésitez donc pas à vous tourner vers eux, en leur montrant vos performances et vos objectifs de ventes en livraison !

 

Lancer des marques virtuelles

Les marques virtuelles sont un bon moyen d’amortir ses frais fixes, mais il faudra être sacrément organisé afin de pouvoir gérer plusieurs enseignes !

RDV sur le site Coach Mon Resto pour développer vos compétences de super-restaurateur. Retrouvez également toutes les vidéos sur leur chaîne Youtube, et n’oubliez pas de vous y abonner.

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